Migrants : de party à « openhouse »

Dulne Brutus

Je dresse un parallèle entre ces moments nostalgiques de l’adolescence et l’épisode actuel de la migration massive vers la frontière où nous en avons perdu le contrôle. Voilà maintenant qui passe presque plus d’intrus que d’invités !

Au final, nous ne pouvons pas en vouloir aux migrants. Nous souhaitons tous améliorer notre sort. Ça s’appelle l’instinct de survie. Ils sont à la recherche d’une vie meilleure. Ils fuient la guerre, la pauvreté, la corruption et les catastrophes naturelles. Évidemment, nous ne savons pas ce que c’est nous les Québécois d’origine. Ici, ce ne sont pas des bombes qui nous tombent sur la tête. Au pire, c’est de la neige.

Nous préférions tous qu’ils exilent dans la légalité (en fait, tout ça est légal selon la Convention de Genève). Le hic, c’est que les politiciens en place, les Trudeau, les Couillards et les Coderre ne font rien pour leur en empêcher. Même, ils en font la promotion!

Non, nous ne pouvons pas en vouloir aux demandeurs d’asile. Nous devons en vouloir à nous tous qui ont mis en place ces gouvernements, ces hautains qui méprisent le peuple qui ne pense pas comme eux.

Résultat, les gouvernements n’ont rien fait pour les dissuader et n’ont pas mis le personnel nécessaire en place. Les fonctionnaires à l’immigration sont débordés. À l’intégration, ils sont peu d’où l’effacement à terme de notre culture. Quant aux pauvres gens traversant la frontière, leur demande en immigration prendra des mois à être traitée. Pas d’acceptation, pas de permis de travail, ils seront accrochés pendant tout ce temps à l’aide sociale, bonnes ou mauvaises intentions, immigration accordée ou non.

Derrière chaque menace se cache une opportunité ?

Somme toute, il peut en sortir de belles histoires lors d’une entrée illégale. À cet effet, ce n’est pas d’hier que les gens traversent la frontière illégalement. En 2009, une certaine mère haïtienne l’a fait. Elle a obtenu ensuite sa citoyenneté. Le tout lui a ensuite permis de faire entrer légalement ces enfants. L’un d’eux travaille maintenant avec nous. Il a fait son université à Montréal. Mis à part son français cassé et son teint, on pourrait penser que c’est un « Tremblay » ! Il est cultivé, éduqué et aimé. Il boit de la Molson, il aime le hockey. Ses origines et ses aptitudes physiques font tout de même de lui un meilleur joueur de soccer. Maintenant détenteur d’un BAC, il était prêt à tout pour gagner sa vie dignement chez lui, au Québec dit-il. Même travailler en région ce que peu de Montréalais sont prêts à faire. Il a passé une entrevue au Saguenay avant de finalement s’installer dans la capitale nationale. Il est maintenant un employé clé d’une jeune entreprise composée de 5 personnes dont 3 sont issus d’ailleurs. Bienvenue au Québec de demain. Des gens de partout. Des gens qui devront s’intégrer et travailler. D’autres qui devront s’accoutumer. Car nous sommes toujours aussi créatifs. Nous créons des entreprises, des emplois, de la richesse, nous sommes reconnus partout sur la planète, mais nous avons omis, avec le temps et la disparition de l’Église de faire des enfants!


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